Historique?
(Traduction autorisée par Fred Lanting)
La dysplasie de la hanche (DH) est un trouble de développement à progression variable, dont l'incidence et la sévérité varient en fonction de la race et du type de chien. Son origine est complètement génétique mais des facteurs environnementaux (nutrition excessive, exercices violents et soutenus) peuvent influencer la manière dont s'exprimera la dysplasie. Bien avant l'arrivée des radiographies, lorsque les chiens travaillaient 18-20 heures par jour, les pires candidats étaient naturellement éliminés. Depuis que l'urbanisation et la modernisation ont remplacé les moutons, la sélection naturelle a perdu de son efficacité, tout en laissant aux humains le soin de rechercher des moyens pour identifier les porteurs de ces gènes. Dès la deuxième guerre mondiale, le diagnostic du syndrome de dégénérescence articulaire (SDA - traduction libre de degenerative joint deseases) des chiens et autres animaux, passait par l'utilisation des rayons x. Merci également au Dr. Gerry Schnelle qui reconnu en 1920 et en 1930 que la douleur et la perte de mobilité des chiens était largement attribuable à la laxité articulaire de la hanche. Les éléments importants à propos de la laxité articulaire que l'équipe de Schnelle ont observé intuitivement dans les années 30, ont été logiquement déduits par l'OFA à l'aide des travaux de Riser dans les années 60. Quant aux travaux de Smith & Biery dans le cadre du programme Penn-Hip, ils ont prouvé scientifiquement qu'il existait une corrélation absolue entre la laxité articulaire de la hanche et le SDA. Ce lien peut être assez faible (comme chez les Saint-Bernard, ou extrêmement fort comme chez les chiens de chasse ou les chiens de berger. Mais peu importe la race, plus le l'indice de laxité de la hanche est grand, plus grandes sont les chances d'apparition du SDA. Les courbes apparaissant sur ce graphique peuvent varier en fonction de la race, mais la corrélation demeurent tout de même irréfutable dans tous les cas.
La position de l'extension de la hanche (PEH) (jambes étirées) est idéale pour mesurer le SDA et fut la pierre angulaire des techniques de dépistages radiographiques dans plusieurs pays au moment où l'OFA aux États-Unis, et la Schäferhund Varein (SV) en Allemagne l'adoptèrent au début des années 60. Cette position a également démontré régulièrement, sinon plusieurs fois, des cas de laxité qui ne dégénéraient pas! C'est principalement pour cette raison que plusieurs éleveurs et scientifiques ont été insatisfaits des progrès réalisés afin de limiter et de réduire la dysplasie de la hanche. La position en extension a permis d'atteindre un certain niveau de connaissance mais pas de réduire l'incidence de la dysplasie. La raison principale ayant freiné les ardeurs en la matière est due au fait que la position en extension a pour incidence de tendre de façon anormale les tissus mous apparaissant au niveau de l'articulation de la hanche, forçant la tête du fémur à s'enfoncer plus en profondeur à l'intérieur de la hanche (acétabulum). Ainsi, chez plusieurs chiens, nous obtenons un résultat favorable malgré l'existence de laxité. Étant donné que les registres de l'OFA, de la SV, de la BVA etc. sont constitués de résultats fondés sur la position en extension, et que ces derniers estiment la dysplasie soit en fonction du syndrome de dégénérescence articulaire, soit en fonction du degré de laxité, ces registres ont souvent donné le feu vert à la reproduction de chiens dysplasique. Ceci a eu pour effet de réintroduire de façon indésirable (et pour plusieurs d'entre nous, inacceptable) de "nouveaux mauvais" gènes dans les lignées. Évidemment, les bons éleveurs veulent éliminer sinon réduire le plus possible ces mauvais gènes. Est alors apparu le besoin d'un technique diagnostique qui serait plus sensible à la composante de laxité des méthodes actuelles. Le "programme d'amélioration des hanches de l'université de Pennsylvanie ou Penn-Hip" utilise, en plus de l'image en extension, une position plus neutre et naturelle qui ressemble énormément à la posture du chien lorsqu'il se tient debout, mais en position inversée (couché sur le dos). Cette posture permet ainsi à l'enveloppe capsulaire de la hanche d'être la plus détendue possible, permettant facilement d'observer et de mesurer de façon plus efficace, l'indice de laxité. De plus, Penn-Hip fournit un appareil par lequel les vétérinaires certifiés écartent la tête fémoral, prennent une radiographie, et objectivement la compare avec une seconde radiographie prise avant l'écartement. Le terme "objectivement" est utilisé dans le sens "qui peut être mesuré en terme de valeur mathématique". Comme une photo vaut mille mots, la laxité ne peut être dissimulée dans la posture écartée. Si une laxité est observée, elle le sera continuellement ou presque continuellement à chaque fois qu'un nouveau test sera effectué. Les évaluateurs de l'OFA peuvent arriver à des conclusions différentes, des jours, des heures ou même à quelques minutes d'intervalle. Il existe également beaucoup plus de subjectivité quant au méthode employées. Aujourd'hui et pour le futur immédiat, la position écartée du Penn-hip, dont on exprime les résultats en index de distraction (ID), est la mesure la plus précise et la plus objective qui soit pour mesurer le degré de laxité et aussi la meilleure mesure prédictive d'un éventuel syndrome de dégénérescence articulaire. |